Mathématiques PS - Fiche exercice labyrinthe
Pourquoi proposer un labyrinthe en petite section ?
Réussir un labyrinthe demande à l’enfant de projeter son action avant de l’exécuter. Pour un enfant de 3 ans, il s’agit d’apprendre à « voir le chemin » sans se laisser piéger par les impasses. Passer d’abord avec le doigt, puis avec le crayon, permet une approche sensorielle progressive : l’enfant explore d’abord librement l’espace avant de graver son choix par le tracé.
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Objectifs pédagogiques
Les bénéfices pour l’enfant
Cette activité ludique développe des compétences fondamentales du cycle 1 :
Anticipation visuelle : apprendre à balayer la page du regard pour identifier le bon chemin avant d’agir.
Contrôle du geste (Graphisme) : maintenir le crayon au centre du chemin sans toucher les « murs » du labyrinthe.
Persévérance et résolution de problèmes : apprendre à faire demi-tour en cas d’erreur et à chercher une autre solution.
Coordination œil-main : synchroniser la vision et le mouvement pour suivre une trajectoire précise.
Comment réaliser cet exercice étape par étape ?
L’exploration au doigt : c’est l’étape cruciale. Demandez à l’enfant d’aider la souris en faisant glisser son index sur le papier. S’il rencontre un mur, il doit reculer et essayer un autre passage.
La verbalisation : encouragez l’enfant à décrire son action : « Je tourne », « C’est bloqué », « Je continue tout droit ».
Le tracé au crayon : une fois le chemin identifié, l’enfant prend son crayon (ou un feutre) pour tracer la ligne. L’objectif est de rester « au milieu » de l’allée.
La récompense : une fois arrivé au fromage, l’enfant peut colorier la souris et son festin pour marquer sa réussite.
Conseils pour les enseignants et les parents
La largeur du chemin : pour la Petite Section, le chemin doit être large et les impasses bien visibles. L’objectif n’est pas de piéger l’enfant, mais de lui faire pratiquer le suivi de ligne.
Utiliser une figurine : si l’enfant a du mal à se représenter le mouvement, utilisez une petite figurine de souris ou un petit cube qu’il fait réellement voyager dans les couloirs du labyrinthe.
L’astuce de la plastification : plastifiez le labyrinthe pour permettre à l’enfant de recommencer à l’infini avec un feutre effaçable. Cela dédramatise l’erreur et encourage l’autocorrection.
Varier les thèmes : vous pouvez décliner l’exercice (l’abeille vers la fleur, le chien vers son os) pour maintenir l’intérêt tout au long de l’année.


